Depuis tout petit les autres me font peur. Je ne les comprends pas. Ils me font peur, ils sont méchants...
Jusqu'à ce que j'écrive ce texte qui m'a permis de comprendre les autres...
La chanson s'appelle "Ils" et elle parle de toutes ces personnes malheureuses qui ne comprennent pas ce qu'elles font là, celles qui rejettent ce qu'elles sont. A vous, A eux, A tous, je dis: "la vie n'est pas laide, mais elle peut ne pas être belle si tu ne sais pas la prendre..."
Ils attendent un air magique, cette mélodie,
Un regard, une attention, au sommet de leurs vies.
Leurs ailes se brisent, leurs coeurs se fanent
Ils ne comprennent pas ce qu'ils sont mais se pavanent.
Ils courent et ils chantent ces cantiques sans saveur
Juste pour avoir une fois l'idée, le goût du bonheur.
Mais pour eux le temps passe,
Et finalement ils grandissent et se lassent.
Et ils regardent dans ce miroir incolore,
Et sur leur peau une trace, indolore.
Ils se tournent vers leur avenir
Mais ils ne savent pas sourire.
Personne pour leur dire que la vie est une chienne,
Que le monde ne peut leur offrir que ce qu'ils retiennent.
Ils marchent au hasard vers un sentier ignoré,
Et ils ne savent ni vivre ni mourir, encore moins prier.
Maintenant ils se perdent s'ils se laissent subjuguer.
Et ils créent un pont entre leurs rêves et levers.
Mais pour eux le temps passe,
Et finalement ils grandissent et se lassent.
Et ils regardent dans ce miroir incolore,
Et sur leur peau une trace, indolore.
Ils se tournent vers leur avenir
Mais ils ne savent pas sourire.
Et ils finissent par oublier
Tous ces rêves d'enfant qui les portaient.
Et ils deviennent d'autres qui se perdent à leur tour,
Qui veulent faire rimer vie et toujours,
Oubliant les désirs et les sourires anciens,
Ils se contentent d'un identique demain.
Et ils regardent dans ce miroir incolore,
Et sur leur peau une trace, indolore.
Ils se tournent vers leur avenir
Mais ils ne savent pas sourire.
Quelques uns cependant reviennent,
Le coeur sur la main, des rêves plein la vue,
Ils se libèrent enfin de leurs chaînes.
Et ils regardent dans ce miroir, encore,
Sur leur peau plus de marques, de l'or,
Et ils se tournenet vers l'avenir,
Ils ont enfin appris à sourire...